| 2001-05-08: Bientôt, vous trouverez ici une page consacrée à la poésie d'Emile Verhaeren. J'espère que je parviendrai à créer une première version pour le début du mois de juin 2001. La version définitive devrait voir le jour vers la fin 2001 si tout va bien. Au plaisir de vous revoir. |
| 2001-06-24: Comme vous l'aurez peut-être déjà constaté, le lancement de cette page a pris quelque retard, ceci en raison d'un surcroit de travail qui m'oblige à reporter à un peu plus tard certaines affaires non-urgentes. Veuillez m'en excuser. J'espère malgré tout parvenir à achever une première version avant la fin juillet. |
| 2001-07-28: Comme promis, une première version de cette page vient d'être mise en ligne. Elle ne comporte encore qu'une brève biographie de l'auteur, mais j'espère avoir le temps, dans les semaines qui viennent, de commencer à mettre en ligne une partie de la poésie d'Emile Verhaeren. Encore un peu de patience... |
Emile Verhaeren est né le 21 mai 1855 à Sint-Amands, petite commune belge en bord d'Escaut, non loin de la grande métropole Anversoise. Il fera ses études secondaires à Gand, chez les jésuites, au Collège Sainte-Barbe, en même temps que Georges Rodenbach et quelques années avant Maurice Maeterlinck, autres grands noms de la littérature flamande de langue française. Ensuite, ce seront des études de droit à l'Université Catholique de Louvain.
Sa carrière sera cependant bien plus littéraire que juridique. Il est actif dans "La Jeune Belgique" dès le début, en 1881, avec Max Waller, Iwan Gilkin, Albert Giraud et Emile Van Arenbergh. En 1883, il publie son premier recueil, encore empreint de naturalisme, "Les Flamandes". Après, ce sera "Les Moines" (1886), où transparait une certaine attirance pour le mystique.
Ensuite viendra la trilogie symboliste avec "Les Soirs" (1888), "Les Débâcles" (1888) et "Les Flambeaux noirs" (1891), oeuvre marquée par le pessimisme, la noirceur et la neurasthénie, oeuvre où abondent les images violentes et sanglantes. C'est l'oeuvre d'un auteur qui traverse une grave dépression. En 1891, année de son mariage, ces chimères noires s'effaceront dans "Les Apparus dans mes Chemins".
Plus tard, sous l'influence du socialisme d'Emile Vandervelde, sa poésie deviendra plus sociale avec cette autre trilogie: "Les Campagnes hallucinées" (1893), "Les Villages illusoires" (1895) et "Les Villes tentaculaires" (1895), portraits sombres d'une société en mutation, mais aussi profession de foi en le progrès. Ce sont sans doute les oeuvres auxquelles on pense en premier quand on parle de Verhaeren aujourd'hui.
Mais Verhaeren est aussi le poète du bonheur conjugal, comme dans "Les Heures claires" (1896), "Les Heures d'Après-midi" (1905) et "Les Heures du Soir" (1911), ou de son pays natal, comme dans le cycle "Toute ma Flandre", avec ses cinq recueils: "Les Tendresses premières" (1904), "La Guirlande des Dunes" (1907), "Les Héros"(1908), "Les Villes à Pignons" (1909) et "Les Plaines" (1911).
Il y a aussi ces recueils ou le poète chante les forces qui mènent l'humanité, des poèmes remplis de fougue et d'optimisme: "Les Visages de la Vie" (1899), "Les Forces tumultueuses" (1902), "La Mutltiple Splendeur" (1906), "Les Rythmes souverains" (1910). Peut-être est-ce la partie de son oeuvre qui a eu le plus de mal à vieillir. Serait-ce parce qu'il n'est aujourd'hui plus vraiment possible de croire en l'homme et en le progrès après deux guerres mondiales, après Hiroshima, après Auschwitz? Qui disait encore qu'aucune poésie n'était plus possible après Auschwitz? En tout cas, ce ne pourra plus être la même qu'avant...
La guerre bouleversera le poète, viendra fracasser son bel optimisme lyrique en une humanité meilleure. Elle inspirera à Verhaeren un dernier recueil de poèmes, tout empreint de patriotisme. Il est rare que le patriotisme ou le nationalisme inspire des chefs-d'oeuvre impérissables. "Les Ailes rouges de la Guerre", paru en 1916, ne déroge pas à cette règle. Verhaeren ne verra pas la fin de ce premier cauchemar mondial. Il décèdera le 27 novembre 1916 à Rouen, écrasé par un train.
Verhaeren, tout comme Maeterlinck, fut un des écrivains francophones les plus célébrés de son temps. Force est de constater que son étoile a bien pâli et qu'il ne reste pas grand-chose de cette gloire passée. Aujourd'hui, peu de gens le lisent encore et ses oeuvres, à quelques rares exceptions près, végètent trop souvent dans les réserves des bibliothèques, d'où plus personne ne semble les déranger. Peut-être ce site vous donnera-t-il l'envie d'aller les sortir du semi-oubli dans lequel elles sont un peu injustement tombées.
Les Flamandes (1883)
Les Moines (1886)
Les Soirs (1888)
Les Débâcles (1888)
Les Flambeaux noirs (1891)
Au Bord de la Route (1891)
Les Apparus dans mes Chemins (1891)
Les Campagnes hallucinées (1893)
Les Villages illusoires (1895)
Les Villes tentaculaires (1895)
Les Douze Mois (1895)
Les Bords de la Route (1895)
Les Heures claires (1896)
Les Heures d'après-midi (1905)
Les Heures du Soir: (1911)
Les Aubes (1898)
Les Vignes de ma muraille (1899)
Les Visages de la vie (1899)
Les Forces tumultueuses (1902)
Toute la Flandre: les Tendresses premières (1904)
Toute la Flandre: la Guirlande des Dunes (1907)
Toute la Flandre: les Héros (1908)
Toute la Flandre: les Villes à Pignons (1909)
Toute la Flandre: les Plaines (1911)
La multiple Splendeur (1906)
Les Rythmes souverains (1910)
Les Blés mouvants (1912)
Les Ailes rouges de la Guerre (1916)
Les Flammes hautes (1917)
A la vie qui s'éloigne (1924)
courriel ericlaermans@tiscalinet.be
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